Milan Ewing : « J’ai connu le pire »

22 mars 2017
Milan

Milan Ewing est de ces jeunes à qui la vie ne prédisait rien de bien reluisant. Son envie de réussir dans ce métier qu’il a désormais fait sien est proportionnel à la détresse qui fut la sienne et relative à la sensation d’être emprisonné dans une existence qui ne lui promettait aucun avenir. Et maintenant qu’il est à l’affiche de quelques productions remarquées et signées Mason Ewing Corp, il s’attèle à exceller pour ne plus jamais avoir à côtoyer cet enfer que devint un jour sa vie. Portrait.  

La précocité et les décisions radicales peuvent quelquefois s’avérer dangereuses comme l’a découvert Milan à ses dépens. Ce jeune au parcours scolaire plutôt classique décide, à l’orée de ses 17 ans et en raison d’un accident, de mettre un terme à ses études sans avoir passé son baccalauréat (diplôme de fin d’études secondaires). Il se lance alors dans toutes sortes d’activités professionnelles, trouvant aussi bien dans l’hôtellerie que dans le travail à l’usine les moyens de tenir le coup. Mais la jeunesse agissant, il bascule  très rapidement dans des excès et ne trouve plus que dans certaines substances le moyen illusoire de s’évader.

Ce cycle infernal aurait pu mal se terminer, si l’entrée dans le monde du cinéma ne lui avait pas offert une voie de secours. Cet entêté s’est alors lancé à corps perdu dans une carrière qui ne lui offrait que peu de certitudes, réussissant à rejoindre entre autres le casting de « Orishas » et du bien connu Mickey Boom pour y incarner le rôle de Teddy Sawyer. Comme il en faut peu pour qu’un destin se remette en marche – et dans la mesure où sa première aventure cinématographique a été on ne peut plus réussie – Milan a pris goût à la chose et continuera ses performances devant la caméra cette année avec des projets tels que Satanic Verses ou encore Rainbow Bridge ou il sera encadre par Vernice Klier, une figure du cinéma que l’on ne présente plus.

Lorsque l’on a à ce point toucher le fond, on n’en ressort que transformé, avec une soif de vivre inextinguible. C’est le cas de Milan qui essaie désormais de rattraper le temps perdu. Et ce n’est pas sa grande passion pour des sports aussi divers que  la natation, le judo, l’athlétisme ou encore le football – pour ne citer que ces sports – qui lui fera perdre une seule bouchée de la vie qu’il lui faut croquer à pleines dents car s’il est bien une chose qui définit désormais Milan, c’est l’envie de tout conquérir.