du mercredi 18 janvier au samedi 4 mars
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Lieu:

Blackwood Gallery University of Toronto, Mississauga
3359 Mississauga Road, Mississauga

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Catégorie:

Exposition et performances de Julien Prévieux à la Blackwood Gallery

 

A l’occasion du vernissage de son exposition, le mercredi 18 janvier de 17h à 20h, Julien Prévieux interroge l’utilisation de la technologie, la normalisation des gestes liés à son utilisation et le brevetage de ces gestes au travers d’une performance de méta-danse.

Né à Grenoble en 1974, l’artiste Julien Prévieux, récipiendaire du Prix Marc Duchamp 2014, vit et travaille à Paris. Ses œuvres ont été exposées au Centre Pompidou à Paris, au Rhode Island School of Design Museum à Providence, au FRAC Basse-Normandie à Caen,à la 10e Biennale Internationale d’Istanbul ou encore à la Biennale de Lyon en 2015 où il créé pour l’occasion un véritable « musée de la triche » dans le domaine du sport en collectionnant des outils insolites destinés à contourner ou devancer les règlements établis. On y retrouve notamment une raquette de tennis à double cordage, une batte de baseball au cœur en liège, ou encore des baskets à ressorts. Il est représenté par la Galerie Jousse Entreprise à Paris.

Le travail, l’économie, la politique, le management, les systèmes de contrôle, les technologies de pointe et l’industrie sont autant de «mondes» que l’œuvre de l’artiste français Julien Prévieux interroge. Les méthodes d’enregistrement du mouvement et du geste développées au cours du siècle et demi dernier ont conduit à des résultats esthétiques qui rappellent les explorations formelles de l’art moderniste. Julien Prévieux transforme ces enregistrements – produits à l’origine dans une optique de productivité, de profit ou de surveillance – en forme pure. En s’appuyant sur la cartographie, la danse, le théâtre, la sculpture, la vidéo et le dessin, son travail s’approprie le vocabulaire, les mécanismes et le modus operandi de ces secteurs pour mettre en évidence leurs dogmes et leurs excès. L’artiste met en valeur le potentiel de jeu, de créativité, de productivité et contre-productivité de chaque mécanisme en explorant notamment la technologie de suivi des mouvements oculaires, le système de brevets, la cartographie des crimes policiers ou encore la collection de livres de Bernie Madoff.

Cette exposition qui a reçu le soutien du consulat général de France à Toronto se tiendra du 18 janvier au 4 mars.